| Milia
Abrar
Milia Abrar fut poignardée à mort dans les toilettes
publiques du Parc Angrignon, le 20 octobre, 1998. La jeune femme
de 21 ans, née au Bangladesh, avait déménagé
au Canada avec sa famille en 1990. Milia étudiait les sciences
sociales au Collège Dawson quand elle fut tuée. Celui
qui a tué Milia, en plus de la poignarder plusieurs fois,
lui a versé de lacide sur le visage pour la défigurer.
Présentement, cet acte est un crime commun et en recrudescence
au Bangladesh. La motivation principale derrière cette attaque
à lacide est la vengeance du prétendant rejeté.
La police croit que le meurtrier de Milia ne pouvait accepter quelle
ne laime pas.
Après
deux semaines dinvestigation, le suspect-clé accepta
de passer le test du détecteur de mensonge et échoua.
Or, les détecteurs de mensonges ne sont pas admis à
la cour et la police a essayé de trouver dautres moyens
pour fonder ses accusations. Le suspect avait visité la famille
Abrar, où vivait Milia, quelques heures avant son assassinat.
Cest un homme en liberté qui réside à
Toronto. Cest la seule information connue à ce jour.
La police est à la recherche de quelquun qui pourrait
faire une déclaration ou apporter toute autre information
additionnelle au sujet de ce crime.
La
famille de Milia et la communauté Sud-Asiatique ont exprimé
beaucoup de frustration au sujet du manque de progression sur ce
cas et ont pressé la communauté de parler. Studio
XX désire exprimer son outrage face à lhorreur
de ce crime. Nous voulons aussi partager notre frustration avec
la famille de Milia et leur exprimer notre plus profonde sympathie.
Le silence autour de ce cas et dautres cas comme celui-ci
doit être brisé afin de créer une société
dans laquelle les femmes pourront vivre sans peur. Finalement, nous
aimerions partager une citation du South Asian Womens Community
Center présentée au service commémoratif de
Milia au Collège Dawson :
Le droit de vivre, le droit de vivre sans peur : que
Milia Abrar na pas eu le bonheur de connaître. Nous
sommes indignées par ce meurtre et en tant que femmes, nous
voulons envoyer un message très clair :
Nous ne sommes pas une marchandise.
Nous ne nous abaisserons pas à servir les caprices et les
fantaisies des hommes.
Nous sommes des êtres humains à part entière.
Nous envoyons un message collectivement à celui qui est responsable
de ce crime lâche et haineux. Et ce message est le suivant
:
Nous ne nous tairons pas. Nous ne serons pas intimidées."
Katerine
Le
12 mai 2001, une jeune fille de 17 ans fut trouvée dans un
stationnement près de la station de métro Vendôme;
elle avait été battue et abandonnée à
son sort. Quelques jours plus tard, ses parents reconnurent ses
vêtements quand la police publia des photos de la victime
afin de lidentifier. Identifiée seulement sous le nom
de Katerine, la jeune femme passa deux mois dans le coma. Quand
finalement elle reprit conscience, elle ne pouvait ni parler, ni
bouger le côté droit de son corps. Sa guérison
à ce jour, a été incroyable. Au mois daoût,
elle fut transférée de lHôpital Notre-dame,
dans un centre de réhabilitation près de chez ses
parents dans les Cantons de lEst. Katerine est maintenant
pleinement consciente de ce qui lentoure, est capable de tenir
une conversation, de se déplacer avec une marchette et retourne
chez elle, les fins de semaine.
Jusquà
récemment, Katerine navait aucun souvenir de lattaque
dont elle avait été victime. Elle a des souvenirs
momentanés et se souvient avoir été dans une
automobile le soir de lattaque. La Police de la communauté
urbaine de Montréal est encore à la recherche de réponses
et espère quavec le temps, Katerine sera capable didentifier
son agresseur. Les récents développements de son état
de santé sont très positifs et font progresser linvestigation.
LOrganisation
Jeunesse-Soleil a été la liaison entre la famille
et les médias, et les a appuyés durant cette période
difficile. Les parents de Katerine ont perdu leur travail au cours
des deux derniers mois et ont besoin demploi et daide
financière. Si vous pouvez apporter une aide, veuillez S.V.P.
appeler Randy Mohammed de lOrganisation Jeunesse-Soleil, (514)842-6822.
Ce
crime odieux a choqué et dégoûté les
gens à travers tout le pays, non seulement à cause
de sa brutalité et de sa violence, mais parce que plusieurs
personnes qui travaillaient dans limmeuble avoisinant ont
été témoins et nont pas appelé
de secours. Le Studio XX veut dénoncer loutrage et
lintolérance envers lindifférence. Lindifférence
et le silence envers la violence faite contre les femmes ont des
conséquences dévastatrices et nous devons mettre fin
à cette attitude. Katerine célébrera son 18e
anniversaire de naissance, le 5 décembre. Studio XX et tous
les participants à la Journée du 6 décembre
désirent souligner cette journée spéciale de
sa vie et lui souhaiter beaucoup de succès, de santé
et de bonheur dans sa quête vers une guérison complète.
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