« The majority of « mediums » were women, and mediumship itself was thought to be a function of the unique « electrical » constitution of women. While in a state of medumistic trance, these women were able to comment on a variety of contemporary social issues of concern to women, including marital equality, reproductive ritghts, and universal suffrage. »
Jeffrey Sconce, Haunted Media : p.12.
Le XX fantastique
Fantômes et spectres
L'iconographie du fantastique est peuplée de fantômes et de spectres . On disait autrefois que les femmes entretenaient une relation privilégiée avec les fantômes parce que leur constitution électrique leur permettait de maintenir un contact avec l'au-delà (voir citation). Le fantôme est ainsi également lié aux développements des technologies. Dès l'invention du télégraphe et du code Morse, on a cru que les technologies permettaient, de manière privilégiée, d'entrer en contact avec les fantômes (Sconce, 2007, p.12). Ainsi, Zoé Beloff nous rappelle le lien intime entre le cinéma et la fabrication du fantôme. Elle évoque les fantasmagories (étymologiquement « l'art de faire parler les fantômes en public »), ces spectacles constitués d'illusions optiques (fin du XVIIIe siècle). La production artistique et filmique de Beloff s'inspire de ces fabrications de fantômes qui permettent, selon elle, de faire entrer le virtuel dans le réel, mais surtout de repenser le cinéma de manière moins monolithique. Les vidéos des ID runners nous parle du média hanté en créant des visages fantomatiques qui rappellent l'esthétique cinématographique de l'horreur. Nous avons dès lors l'impression que le média, aussi interprété comme un messager, est en contact avec un au-delà. Dans la performance Immanence : Technologies of Inner Space, une femme danse avec son spectre. Celui-ci apparaît au fil des mouvements, un peu comme un miroir. C'est dans ce contact constant avec la danseuse qu'il se manifeste.





