« [...]il [l’artiste fantastique] n'invente réellement que
dans les limites du connu, avec les moyens du connu. »
Marcel Brion, L’art fantastique, p. 27
Le XX fantastique
Introduction
En visionnant les documents les plus
anciens conservés dans les archives Matricules du Studio XX, je
remarque d’entrée de jeu la volonté de rendre plus accessibles aux
femmes artistes les technologies numériques. L’ordinateur graphique et
ses différents dispositifs, considérés d’abord comme des énigmes à
résoudre, deviennent rapidement des outils dont s’approprient les
femmes pour leur création artistique. De pair avec cette volonté de
démystification, dont témoignent notamment les nombreuses présentations
offertes lors des Salons Femmes br@nchées, il est fascinant de
constater qu’une grande part des créations artistiques répertoriées
dans Matricules génère une expérience de ce que j’appelle ici le
fantastique qui, au contraire, penche du côté de la mystification. Si
le métier à tisser Jacquard est à l’origine de la matrice des
ordinateurs, je réalise combien le fantastique exprime un lien intime
entre les femmes et les technologies.
J’emploie le terme fantastique au sens large, celui-ci n’ayant pas tout à fait la même signification lorsqu’il s’agit des arts visuels, du cinéma ou encore de la littérature. Les œuvres que contiennent ces archives sont multimédias. Les différents exposés et conférences conservés en format vidéo franchissent les frontières d’une seule discipline. C’est donc à la multitude de sens et à l’ouverture de la forme fantastique que je me suis référée pour créer ce parcours dans les archives Matricules. Le fantastique, en arts visuels, est un genre qui fut grandement exploré et représenté par les artistes hommes. Le XX fantastique est une invitation à voir la manière dont les artistes femmes, par l’utilisation des technologies au sein de leur création, se sont réapproprié, peut-être un peu à leur insu, la forme d’art du fantastique. Ce thème, moteur de ma réflexion sur les documents, n’est qu’une lorgnette parmi tant d’autres par laquelle il nous est permis de découvrir ces archives. Il faut donc garder à l’esprit qu’un tel projet implique toujours de faire des choix qui laissent dans l’ombre beaucoup de choses pendant qu’ils permettent de rendre vivante une toute petite portion des archives. Bonne navigation!
J’emploie le terme fantastique au sens large, celui-ci n’ayant pas tout à fait la même signification lorsqu’il s’agit des arts visuels, du cinéma ou encore de la littérature. Les œuvres que contiennent ces archives sont multimédias. Les différents exposés et conférences conservés en format vidéo franchissent les frontières d’une seule discipline. C’est donc à la multitude de sens et à l’ouverture de la forme fantastique que je me suis référée pour créer ce parcours dans les archives Matricules. Le fantastique, en arts visuels, est un genre qui fut grandement exploré et représenté par les artistes hommes. Le XX fantastique est une invitation à voir la manière dont les artistes femmes, par l’utilisation des technologies au sein de leur création, se sont réapproprié, peut-être un peu à leur insu, la forme d’art du fantastique. Ce thème, moteur de ma réflexion sur les documents, n’est qu’une lorgnette parmi tant d’autres par laquelle il nous est permis de découvrir ces archives. Il faut donc garder à l’esprit qu’un tel projet implique toujours de faire des choix qui laissent dans l’ombre beaucoup de choses pendant qu’ils permettent de rendre vivante une toute petite portion des archives. Bonne navigation!




